Dernier match de présaison : Eagles 14 – Jets 6

Un match bien terne entre les remplaçants des Jets et des Eagles avec peu d’enseignements si ce n’est tout de même que :

  • Robby Anderson est en feu, il a encore marqué un touchdown (son 3e en 3 matchs de présaison) en se défaisant de son défenseur pour recevoir une passe de Petty de 44 yards.

 

  • Sur l’action du touchdown Bryce Petty se blesse à l’épaule, important dans la course à la place de troisième QB.

 

  • On comprend mieux quand on entend qu’Hackenberg n’est pas prêt. Imprécis (11 passes réussies sur 31), il lance une interception offrant un touchdown à la défense des Eagles. Ses 11 passes ne rapportent que 54 yards.

 

  • La défense a su provoquer des turnovers et certains se sont donc montrés avant les dernières décisions concernant l’effectif (le CB rookie Burris, Simon sur la ligne défensive ou encore Taiwan Jones).

 

Reste plus qu’à attendre les derniers cuts et la « vraie » NFL va commencer avec la réception des Bengals.

 

Publicités

Giants 21 – Jets 20, Hackenberg 105 yards

Je sors juste du visionnage du match, préférant donner mon analyse à chaud et certainement saugrenue plutôt que de m’inspirer de lectures de sites américains, voici mes + et mes de ce match particulièrement important étant donné qu’il a vu s’affronter les « équipes types » le temps d’une mi-temps.

 

LES +

  • La défense, du moins la défense titulaire. Si elle s’est ensuite un peu effondrée, la défense a été plutôt impressionnante face à Eli Manning et ses compagnons. Je n’ai pas les chiffres, mais l’attaque des Giants n’a tout simplement pas avancé, la faute à un front-seven (notamment Wilkerson) dominant des Jets. Notons l’interception de Revis qui parachève tout ce travail. Ainsi que 0 point encaissé par les titulaires.

 

  • Christian Hackenberg. Non je ne m’enflamme pas, et les chiffres que j’ai là sous les yeux ne sont pas particulièrement brillants (6 passes complétées sur 16, 105 yards, 1 touchdown, 1 interception), mais la bonne impression laissée sur son premier drive qui se termine par un touchdown pour Robby Anderson a été une bouffée d’air dans ce match où les autres QBs (Fitzpatrick, Smith, Petty) n’étaient pas à la fête. Pour une première sur les terrains NFL, ce drive a rassuré sur le niveau du QB rookie.

 

  • Jaylin Marshall. En l’absence de Brandon Marshall et autres receveurs (Thomkins, Enuwa) le jeune Jaylin a été promu receveur dans l’équipe titulaire, trouvé trois fois par Fitzpatrick pour 30 yards, le rookie non drafté aura fait figure de receveur numéro 1 de l’équipe. A noter aussi la bonne prestation du TE Zach Sudfeld, en vu au block mais aussi à la réception (3 pour 32 yards). Avec un œil sur les stats comment ne pas parler alors d’Anderson qui en plus du touchdown totalise 67 yards pour 4 réceptions.

 

  • Special Team, un punt contré, de bons retours de punt (concurrence sévère entre Marshall, Ross et Worthy) sans parler de tout ce que je ne dois pas voir, bref une grande perf de leur part.

 

LES –

  • Ne pas s’alarmer, mais Fitzpatrick était loin du niveau de Fitzmagic. S’il se connecte bien avec Decker pour un touchdown, le reste aura été plus laborieux, imprécis. Pour rester dans les QBs, Geno Smith n’aura pas montré grand chose et Petty se rendra coupable d’une interception amenant un touchdown pour la défense des Giants.

 

  • La ligne offensive, laissant les QBs sous pression, créant peu d’espace pour Matt Forte et les autres coureurs.

 

 

 

Le « Snoopy Bowl » (ou la week 3 de la présaison)

Ne se rencontrant que tous les 4 ans, ou potentiellement au Super Bowl en playoff, Jets et Giants ont pris l’habitude de se rencontrer lors de la présaison, histoire de faire exister un semblant de rivalité dans la plus importante ville des Etats-Unis.

La week 3 est généralement un moment particulièrement intéressant de la présaison, c’est un match considéré comme une répétition générale de la saison, les titulaires jouant en général la première mi-temps.

Ce Snoopy Bowl (je crois qu’il ne s’appelle plus officiellement ainsi mais c’est tellement mignon que ça me reste) apporte donc un piment supplémentaire en voyant s’affronter les deux équipes de la grosse pomme chaque année et avec le temps il commence à avoir sa petite histoire comme par exemple le monde découvrant le rookie Victor Cruz en 2010 (6 réceptions, 145 yards et 3 touchdowns, il pourrait d’ailleurs faire son retour samedi, http://bigblueblog.fr/ le saura mieux que moi) ou la Jets Nation voyant la fin de l’ère Mark Sanchez, celui-ci ce blessant à l’épaule et disant au-revoir à la saison sur un « placage » de Marvin Austin. Ce fut sa dernière apparition sous le casque des Jets.

 

cjzero

24 août 2013. La dernière action de Mark Sanchez sous le maillot des Jets. Sachez que sa passe a été complétée.

 

Samedi, à 1h30 (donc dans la nuit de samedi à dimanche plutôt, même si je suis toujours mauvais dans ma compréhension des horaires) on devrait avoir un aperçu de ce que pourront faire les Jets à quelques jours du début de saison, avec toujours une pression individuelle pour faire partie de l’effectif ou pour garder sa position dans la hiérarchie, par exemple Geno Smith vient d’être confirmé comme numéro 2 pour ce match et devra se montrer à son avantage, il se dit aussi que peut-être Hackenberg pourrait (enfin) jouer quelques snaps lors de ce match.

Bref, vivement le Snoopy Bowl!

L’été des Jets, en bref et en retard

En NFL il se passe toujours énormément de choses entre la fin du Super Bowl et la week 1, heureusement pour les Jets (enfin pour moi) il est facile de la résumer en un acte:

  • la (re)signature de Ryan Fitzpatrick. Ce fut long, ce fut compliqué, et ce fut un contrat d’une saison pour 12 millions (voire 15 selon les performances) qui fit revenir l’âme de la saison passée au bercail.

Une signature encore plus bienvenue quand on voit que celui qui devait être numéro 1, Geno Smith, commence à perdre du terrain pour la place de second avec la montée en puissance de Bryce Petty qui se montre de plus en plus proche du niveau NFL comme peut l’attester sa bonne performance lors du dernier match de présaison à Washington (2 passes de TDs, 242 yards lancés, 61.5% de passes complétées, à voir dans le résumé de la défaite à DC : Résumé Jets at Redskins)

Evidemment le football ne se résume pas au poste fascinant de quarterback. Darron Lee sans être exceptionnel a semblé à son aise sur le peu que l’on ait pu voir (29 snaps joués en défense contre les Redskins, 2 tackles), la ligne offensive se rajeunit avec Qvale qui semble bien parti pour succéder sous peu à Giacomini, un joueur un peu sorti de nulle part comme le receveur Jalin Marshall (rookie non drafté d’Ohio State) à su se mettre en valeur avec sa pointe de vitesse et des mains pas si mauvaises que ça (4 réceptions contre Washington), le genre d’histoire sympa de présaison qui ne se concrétise pas forcément une fois la saison débutée.

Reste encore des doutes, comme la hiérarchie des CBs par exemple qui reste encore fragile derrière Revis, même si Skrine semble tenir le bon bout.

On aura certainement une image plus précise de ces Jets cuvée 16/17 lors du prochain match de présaison contre les Giants, samedi.

 

 

La Draft avec un mois de recul (ou de retard)

L’analyse de la draft est un passage incontournable. C’est encore mieux avec un mois de retard quand on se re-retrouve dans le vide de l’intersaison!

  • Au premier tour c’est Darron Lee d’Ohio State qui a été choisi avec le 20e choix général. Le linebacker est un choix logique en vu de le reconstruction de ce secteur de la défense (avec notamment le départ de Demario Davis vers Cleveland). Lee est un linebacker réputé pour sa vitesse et sa capacité de couverture aérienne, un point faible dans cette zone défensive pour les Jets. A priori c’est donc un choix intéressant et cohérent, moins risqué que se porter par exemple vers Jack Myles qui était encore disponible mais dont la santé sur le long terme pose question.

 

  • Au second tour, avec le 51e choix, les Jets ont choisi le quarterback Christian Hackenberg de Penn State. Un choix étonnant, voire difficile à comprendre. Pris plus tard dans la draft ça aurait pu être un steal, en effet Hackenberg a quelques qualités, notamment celle d’avoir évolué dans un système de jeu proche de la NFL.  Mais les Jets avaient certainement d’autres secteurs de jeu à améliorer, comme par exemple le poste de cornerback, au lieu de prendre un joueur qui devrait a priori être sur le banc, donc ne pas avoir d’impact sur la saison à venir. Evidemment, rien n’est jamais écrit, surtout qu’actuellement avec Geno Smith et Bryce Petty dans l’effectif, il y a pire concurrence pour espérer débuter en NFL. Ca reste donc un choix intriguant, voire excitant comme à chaque fois qu’un jeune QB débarque dans une franchise.

Afficher l'image d'origine

 

  • Au troisième tour les Jets sont revenus à la construction de leur défense avec le choix de Jordan Jenkins, outside linebacker de Georgia. Un choix là encore cohérent, avec un joueur qui entre parfaitement dans le système défensif des Jets. Pendant discret de Leonard Floyd à Georgia, c’est un véritable travailleur de l’ombre qui devrait être bien utile à la défense des Jets.

 

  • Au 4e tour les Jets ont chois un cornerback avec Juston Burris de North Carolina State. C’était un besoin pour les Jets, notamment après le départ d’Antonio Cromartie. Burris a un bon physique , il a joué dans un schema « man coverage » en adequation avec ce qui se fait aux Jets, reste à savoir s’il est prêt pour la NFL. Les Jets pourront peut-être encore profiter de l’émergence de Marcus Williams (mon chouchou, oui) pour que Burris ait le temps d’apprendre. Dans tous les cas il y avait beaucoup de CB qui paraissaient mieux établis dans cette draft, c’est un besoin comblé mais sur le tard.

 

  • Au 5e tour, les Jets ont pris Brandon Shell, un lineman offensif de South Carolina. Il sera là pour apprendre et prendre la relève de Giacomini.

 

  • Au 7e tour un choix c’est un punter australien qui a été choisi. Ryan Quigley n’a pas été conservé, c’était donc un vide à combler. Lac Edwards sera en compétition avec un autre rookie, un autre australien, Tom Hackett qui a été signé après la draft.

 

  • Pour terminer cette draft c’est un receveur qui rejoint les Jets en la personne de Charone Peak qui nous vient de Clemson. Souvent blessé et éclipsé par d’excellents receveurs à Clemson (on pense forcément à Hopkins et Watkins) lors de son cursus universitaire, il a enfin eu sa chance l’année dernière où il a réalisé 50 réceptions pour 716 yards et 5 touchdowns. Il se pourrait que l’on parle de « steal » sous peu.

 

Petit mot, toujours en retard, sur la free agency:

Bonjour Matt Forte, au revoir et merci Damon Harrisson, Demario Davis et Chris Ivory, où es-tu, que fais-tu, Fitzmagic?

 

 

 

 

 

(petit)Bilan de la saison

Les matchs de playoffs s’enchaînent, les Jets n’y participent pas, une habitude depuis 2011. Il est temps de faire un petit bilan de la saison écoulée, un bilan qui ne le cachons pas est malgré tout positif!

3 étoiles ***

Il a grandement focalisé l’attention médiatique autour de lui, au début pour sa barbe, ensuite pour son leadership, puis par ses passes de touchdowns qui ont affolé les compteurs. Je parle évidemment de Ryan Fitzpatrick. Arrivé contre un lointain tour de draft, plus comme solution de remplacement et pousser un peu Geno Smith à l’entraînement, le QB vétéran s’est vu propulser titulaire lorsque Geno « perdit » sa mâchoire dans un « incident de vestiaire ». L’ancien joueur des Bills joue alors le meilleur football de sa carrière et termine même dans le top 10 de la ligue avec ses 31 passes de touchdowns. Ce chiffre place sa saison, c’est par exemple autant qu’un Aaron Rodgers ou encore tout simplement plus qu’aucun QB des Jets dans l’histoire de la franchise. Ryan Fitzpatrick c’est aussi 3,905 yards à la passe, 15 interceptions à côté de ses nombreux touchdowns, quelques courses folles avec 2 touchdowns à la clé et tout de même 3 malheureuses interceptions à Buffalo lors du match qui pouvait amener les Jets en playoffs…

Brandon Marshall, ou l’histoire d’un joueur dit en fin de parcours qui sort la plus belle saison de sa carrière avec 1502 yards et 14 touchdowns, une fois que l’on a dit ça on a tout dit.

Erick Decker, ou l’histoire d’un joueur qui ne serait que le produit des passes de Peyton Manning et qui pourtant, après avoir frôlé les 1000 yards la saison dernière, dépasse cette fois cette marque (1027 yards) avec 12 touchdowns et d’innombrables réceptions cruciales pour le receveur repositionné dans le slot.

Evidemment, la défense a été au rendez-vous. Nous vous en parlions il y a peu, Wilkerson a sorti une énorme saison. Qui s’est malheureusement mal terminée avec une fracture de la jambe lors du dernier match… Une chance supplémentaire peut-être pour les Jets de le garder dans l’effectif…

Le staff : pas de playoffs mais de la cohérence, des idées claires et une saison euphorisante. Evidemment, tout n’a pas été parfait, on pourrait revenir sur la gestion de quelques matchs, mais l’impression générale est positive. 10-6 pour une première saison, ça parle.

2 étoiles **

Chris Ivory, ou comment passer de débats « est-il le meilleur coureur de la ligue? Ou au moins le plus sous-coté? » en portant l’équipe sur ses jambes et ses épaules à disparaître de tout débat et du terrain! Pour le coup, Bilal Powell (lire « Bilal Powell, facteur X? ») qui a pris le relais avec brio quand Ivory n’était pas la fête mériterait aussi ses 2 étoiles. Ivory termine tout de même sa première saison avec plus de 1000 yards à la course (1070), et 8 touchdowns, dont 1 à la réception (avec 217 yards).

Calvin Pryor, après une saison rookie convenable, le safety a montré des progrès, faisant dans le très bon pour sa seconde saison dans la ligue. Fort à l’impact, de mieux en mieux placé, il a su exister dans une secondary qui ne manque pas d’individualités de talents et de caractères.

1 étoile *

Darrelle Revis, c’était le retour du joueur emblématique des Jets. Une saison compliquée à juger. Inconstant, à l’image de la défense des Jets, s’il n’a peut être pas été au niveau attendu, il a su tout de même limiter la plupart de ses adversaires directs. Il termine aussi la saison avec 5 interceptions, soit plus que lors de ses deux dernières saisons réunies passées loin de New York.

Bilal Powell, s’il n’est pas censé être un joueur clé du système offensif, loin de là, le coureur a su se montrer indispensable sur la fin de saison, notamment par ses réceptions. Une saison qu’il termine avec 3 touchdowns et surtout 701 yards cumulés (courses et réceptions) en ne participant qu’à 11 matchs.

On aurait pu les citer mais ça va ce n’est qu’un petit bilan : qui suis-je pour distribuer des étoiles, le but était juste de faire ressortir quelques individualités de l’effectif des Jets à la fin de cette saison. Mais évidemment on aurait pu parler de Sheldon Richardson, du toujours présent David Harris, ou encore des débuts de Leonard Williams ou pourquoi pas de la ligne offensive. D’ailleurs je décerne mon « étoile de cœur » à Marcus Williams ; le jeune cornerback termine la saison avec 6 interceptions (meilleur total pour l’équipe), inattendu pour ce joueur en bas de la depth chart d’une des positions les mieux fournies de l’effectif.

mww

Ils ont déçu :

Antonio Cromartie, revenu lui aussi pour reformer la légende paire de cornerbacks avec Darrelle Revis, il a souvent semblé dépassé au point d’être vu comme un des points faibles de l’équipe. Un retour perdant qui pourrait lui coûter sa place dans l’effectif.

Devin Smith n’aura pas réussi la saison rookie attendue. Peu impliqué en attaque, souvent décevant lorsqu’il a été ciblé, l’ancien d’Ohio State n’a pas réussi à trouver sa place. Alors que ça commençait à aller mieux pour lui, une vilaine blessure a mis fin à sa saison. Bilan de sa saison : 10 matchs, 9 réceptions, 1 touchdown.

Les tight ends, soit personne en l’absence de Jace Amaro. Entre le plan du jeu mis en place et les forces disponibles, l’attaque des Jets n’aura pas utilisé de tight ends cette saison (8 réceptions, 95 yards et 1 touchdown entre Cumberland et Davis). Rien de gênant en soit, mais espérons que la saison prochaine le staff saura utiliser le potentiel de Jace Amaro.

 

 

 

 

 

 

« Wilkerson Sack Exchange »

Dimanche, Marcus Mariota a fait la connaissance de Mo Wilkerson, par trois fois. Le genre de rencontre qui marque dans la vie d’un jeune quarterback.

Une victoire (30-8) et trois sacks qui ont permis de mettre la lumière sur le lineman des Jets qui réalise sa meilleure saison depuis son arrivée dans la ligue (drafté au 1er tour en 2011) avec déjà 12 sacks à son actif alors qu’il reste encore 3 matchs à jouer (son précédent record, en 2013, était de 10.5 sacks.)

4e sackeur de la ligue derrière Khalil Mack, J.J Watt et Ezekiel Anzah, la performance de Mo Wilkerson est d’autant plus impressionnante que le joueur des Jets est le seul de cette liste à évoluer dans une défense 3-4, soit un système peu propice au sack pour un lineman défensif.

Si cette montée en puissance du natif du New Jersey est une bonne nouvelle pour des Jets en quête de playoff, elle risque de poser quelques problèmes dans « les bureaux ». En effet, Muhammad Wilkerson arrive en fin de contrat et peut prétendre à un contrat aussi important que la référence au poste, J.J Watt, soit quelque chose autour de 16.5 millions de dollars par saison.

Une équation difficile avec un salary cap bien entamé à gérer et une ligne défensive bien fournie avec Sheldon Richardson et le jeune Leonard Williams pris lors de la dernière draft.

Mais avec de telles performances, les fans des Jets ne comprendraient pas qu’un accord avec le joueur ne soit pas trouvé à la fin de la saison.